Les formulaires diffèrent, les rubriques non. Qu’il fasse huit pages ou huit lignes,
un questionnaire fournisseur sur l’IA cherche à savoir six choses — et l’acheteur
n’attend pas une dissertation, il attend une réponse qu’il puisse archiver.
1
Quels outils d’IA utilisez-vous, et pour quoi ?
La liste, pas la philosophie. La plupart des entreprises en découvrent cinq à quinze dès qu’elles regardent vraiment : un assistant de rédaction, un copilote de code, un preneur de notes de réunion, une fonction déjà incluse dans le CRM ou l’outil de recrutement.
2
Qui a décidé, et qui en répond ?
Un nom et une date. C’est ce qui distingue un usage encadré d’un usage toléré, et c’est la question qui met le plus souvent une PME en difficulté — non parce que la réponse est mauvaise, mais parce qu’elle n’a jamais été écrite.
3
Vos équipes ont-elles été sensibilisées ?
C’est l’article 4 du règlement européen sur l’IA. Une obligation de moyens : aucun niveau précis n’a à être atteint par qui que ce soit. Ce qu’on vous demande, c’est de montrer que vous avez pris des mesures — et de pouvoir dire lesquelles, pour qui, et quand.
4
Avez-vous écarté les usages interdits ?
L’article 5 liste des pratiques prohibées, applicables depuis plus longtemps que tout le reste du règlement. Aucune PME ordinaire ne les pratique ; presque aucune n’a écrit qu’elle avait vérifié. L’acheteur veut la vérification, pas l’évidence.
5
Que deviennent les données que vous y mettez ?
Où elles vont, qui les héberge, combien de temps elles restent. Si vos propres sous-traitants sont publiés et datés, cette rubrique se répond en donnant un lien.
6
Et si l’outil se trompe ?
Qui relit, qui tranche, à qui on le signale. Une réponse courte suffit, à condition qu’elle existe avant l’incident et non après.